Ce jour-là dans le parc autour de Wat Umong le 24 novembre 1986 il faisait bon vivre.
Parmi les arbres,
Marchant à pas posés,
Nous parlons à voix basse
Et les cheveux de Eead
Sont comme un bouquet sombre
Tout était calme ce jour-là,
Un grand berceau tout vert
Pour une sage tendresse,
Dans les temples il est impoli
De tenir une jeune fille par la taille,
On a juste le droit au bout de ses doigts.
Sur des petites pancartes
Les arbres harmonieux et bavards
Prodiguent leurs sentences :
"La beauté d'une femme
Est comme la rosée sur une feuille"
Au milieu du parc
Sur une île grande
Comme l'ombre de son arbre
Un farang fou fait tourner
Sa tête sur ses épaules.
Tandis qu'un troupeau de lapins
Lapinent insouciants.
D'autres plus sages dorment
Les oreilles roses tendues
Comme des mains
Au pied de l'impassible statue sombre
C'est le général qui veille
Avec son sabre.
Eead :
"Si tu ne me dis pas ce que
Veux dire ce qui est écrit sur
Mon t-shirt, je l'enlève Tout de suite.
"
Christophe:
- d'accord,"
Un boudha nous attend
Au bout d'un sombre couloir
Bassin d'eau sale
Belle comme du marbre
Aux veines mouvantes
Oranges comme des poissons